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SERENA

Evans

​ÂGE :

25 ans

NÉ(E) LE :

22/07/00

À :

Edimbourg, Écosse

PROFESSION :

réceptionniste dans un hôtel de luxe

VIT À :

Brooklyn

ORIENTATION SEXUELLE :

Bisexuelle

SITUATION :

célibataire

Enfance

Serena Evans a grandi dans la lumière grise d'Edimbourg, là où le vent s’engouffre dans les ruelles pavées et où les rêves semblent toujours un peu trop grands pour les toits serrés des quartiers modestes. Elle n’a jamais manqué d’intelligence, ni de courage, seulement d’espace. Fille d’une mère rigide, persuadée que l’amour devait entrer dans des cases

étroites et bien fermées, Serena a appris très tôt à vivre en silence. À réfléchir avant de parler. À observer avant de faire confiance. Sa seule liberté, c'était son père. Un homme aimant qui avait de l'amour à donner autant que l'Écosse offre sa pluie... puis il est parti, du jour au lendemain sans prévenir, laissant Serena perdue entre ses démon et ceux de sa mère.


Histoire

Sa vraie maison n’était pas un lieu, mais une personne.


Eliott.


Ils avaient grandi côte à côte, liés par cette complicité rare qui ne demande pas d’explication. Avec lui, elle n’avait pas besoin de se défendre. Pas besoin de performer. Il connaissait ses silences, ses peurs, ses colères étouffées. Ils rêvaient de partir, juste une fois, prouver que le monde était plus vaste que leurs rues humides. Après des mois d’économies et de privations, ils s’offrent l’Italie. Une parenthèse fragile. Une promesse de liberté.


Puis une nuit.


Eliott part à une soirée sans elle. Elle ne sait pas encore que ce sera la dernière fois qu’elle le verra conscient.


Accident de voiture. Coma.


Les autorités concluent rapidement : alcool au volant. Dossier classé.

Mais Serena connaît Eliott. Il boit peu. Et lorsqu’il le fait, il ne conduit jamais. Il appelle un taxi. Il appelle elle. Il ne prend pas de risques inutiles. L’explication officielle sonne faux, et Serena n’est pas du genre à accepter une version confortable quand la vérité la dérange.


Alors elle cherche.


Ce qu’elle découvre la trouble plus encore : Eliott fréquentait un groupe dont elle ignorait tout. Des soirées. Des visages nouveaux. Parmi eux, Alexis : héritier insolent, habitué aux excès, toujours à la frontière du scandale. Présent ce soir-là.

Serena ne confronte pas. Elle infiltre.



Elle postule dans l’hôtel qu’il dirige. Elle travaille sans relâche. Devient indispensable. Monte les échelons jusqu’à se retrouver à ses côtés, chaque jour, à portée de ses silences. Elle observe ses gestes, ses contradictions, ses absences. Elle cherche la faille.

Mais rien n’est simple avec Alexis.

Il est arrogant, oui. Impulsif. Habitué à ce que le monde s’écarte sur son passage. Pourtant, derrière l’image du fils à papa irresponsable, Serena entrevoit autre chose — une culpabilité mal dissimulée, une solitude qu’il ne nomme jamais. Et malgré elle, malgré son objectif initial, malgré la colère qui la tient debout depuis l’accident, elle tombe amoureuse.


C’est sa première erreur.


Ou peut-être la seule chose sincère qu’elle ait fait depuis des mois.

Lorsque sa mère découvre sa bisexualité de sa fille, la situation dégénère. Serena est envoyée de force dans un centre de “rééducation”, comme si aimer pouvait être corrigé. Alexis vient la chercher. Il se bat pour elle. Il la sort de là. À cet instant, elle ne voit plus un suspect. Elle voit un homme prêt à tout perdre pour elle.


Elle commence à douter.


Et le doute est dangereux pour quelqu’un qui a bâti toute sa survie sur la certitude.


Puis la vérité s’impose, brutale.


Alexis ment. Il a menti. Il était impliqué dans l’accident d’Eliott.

Pas comme simple spectateur.

Comme responsable.

La trahison n’est pas seulement morale — elle est intime. Elle touche à tout ce qu’elle avait recommencé à croire possible : l’amour, la confiance, la rédemption. Serena comprend alors qu’on peut être capable de gestes héroïques… et d’actes impardonnables dans la même vie.

Peu après, contre toute attente, Eliott se réveille après plus de deux ans de coma.


Le monde redémarre. Pas elle.



Serena coupe les ponts avec Alexis sans scène dramatique, sans explication publique. Elle disparaît. Parce que rester, c’était choisir entre la loyauté et l’amour. Et elle a déjà trop perdu.

Trois ans plus tard, elle vit à New York City.Nouvelle ville, nouvelle respiration. Eliott reconstruit sa vie. Elle, elle tente de reconstruire la sienne.

Serena n’est plus la jeune femme naïve qui croyait que la vérité suffisait à réparer les choses. Elle est devenue plus tranchante, plus stratégique. Elle analyse tout. Anticipe tout. Elle ne laisse plus personne approcher sans comprendre ses intentions.


Mais au fond, la question demeure :

Si l’homme qui l’a sauvée est aussi celui qui a détruit son monde…peut-on vraiment le réduire à un seul rôle ?

Serena Evans avance, élégante et lucide, avec cette cicatrice invisible qui la rend à la fois plus forte et infiniment plus vulnérable.

Et ce qu’elle fuit n’est peut-être pas le passé —mais la possibilité qu’il la rattrape.

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